Notre vie privée : faut-il encore s’étonner de sa lente disparition ?

Facebook vient encore récemment de se faire « remarquer » dans le domaine de la protection  😉  de la vie privée…

Il n’est pas le seul, mais pour Facebook la médiatisation est plus forte, peut-être du fait de son emprise invisible sur nos vies, celles de ceux qui y sont inscrits et d’ailleurs aussi celles de ceux qui n’y sont pas…

Faut-il encore s’étonner du sort fait à notre vie privée ? Faut-il encore vous informer, vous mettre en garde, vous sensibiliser, vous… à propos de toutes les dérives auxquelles nous assistons presque chaque jour, et sur l’utilisation faite de vos données à caractère personnel ? Non, je ne le crois pas, ou plutôt devrais-je écrire, je ne le crois plus ; vous le savez quasiment tous déjà.

C’est un fait qui s’est imposé tout simplement dans nos vies, comme une pieuvre qui a déployé ses tentacules jour après jour, sans que nous n’y prêtions vraiment attention.

Les générations dites X, Y, Z, en intégrant S comme Séniors  😉  savent pertinemment ce qu’il en est : leur vie privée leur échappe sciemment ou non. Certain(e)s s’en moquent totalement ou ont déjà intégré ce fait, d’autres pas du tout. Beaucoup même s’ils y sont sensibilisés, ne disposent pas des compétences techniques adéquates ou s’en désintéressent tellement ils les considèrent comme inaccessibles. C’est finalement plus l’attrait de certains services qui leur sont « offerts » qui passe au-dessus de la perte de leur vie privée ; par exemple, quel bonheur pour des grands-parents géographiquement éloignés de communiquer avec leurs petits-enfants, et cela d’autant plus quand ils peuvent les voir en direct en vidéo.

Certains, toutes générations confondues, ne savent pas s’il est possible de faire quelque chose pour protéger ce qui peut l’être encore, ne serait-ce qu’un tout petit peu. Si je peux me permettre une comparaison pas très enthousiasmante, cela ressemblerait presque au défi climatique qui nous est posé à tous à propos de notre bonne vieille Terre.

Pour ce qui est du défi numérique, peut-être faut-il commencer par modifier certains de nos comportements sur la Toile : changer nos habitudes, mais ce n’est pas si simple, car tout comme pour le défi climatique, nous nous sommes tous habitués à un certain confort.

En tout cas, une chose est sûre : au début, tout ce pistage n’avait pour but que de vous proposer « le bon produit au bon moment ». Cela pouvait être simplement agaçant comme la publicité papier envahissant nos boîtes aux lettres. Certains parmi nous bien informés techniquement, se sont alors dotés de logiciels anti-pubs pour éviter qu’elles n’envahissent leurs navigateurs, applications ou e-mails.

Aujourd’hui, une autre étape a été franchie : il s’agit de surveillance de masse. Beaucoup parmi nous savons comment en limiter son impact, sans l’éliminer totalement (c’est quasiment une mission impossible, sauf à ne plus se connecter sur la Toile…). Il suffit de consulter sur Internet, les articles qui ont été écrits  à propos des outils comme les navigateurs sécurisés, les firewalls, les VPN, la messagerie cryptée, … Ces outils en réduisent « uniquement » l’impact, et ce n’est déjà pas si mal.

Soyons « sereins »  😉  malgré tout, car même en ne se connectant pas sur la Toile, nous savons tous que nous sommes pistés pour notre sécurité (caméras filmant quasiment tous nos déplacements, enregistrement de toutes nos transactions financières par carte bancaire…), mais c’est là un autre débat.

Toute ressemblance avec les télécrans dans 1984, célèbre roman de George Orwell, publié en 1949, ne serait que pure et fortuite coïncidence bien évidemment…

Pour compléter cet article, voir par exemple cette bonne synthèse à propos de la protection de sa vie privée, ou celle-ci ou encore celle-là.

Et pour finir un conte de Noël un peu particulier.

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